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Liste des maladies mentales et aides financières

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Les maladies mentales sont nombreuses et beaucoup d’entre elles sont encore assez méconnues du grand public. Psychologies Santé fait le point pour vous aider à mieux comprendre les différents troubles mentaux et connaître les différentes aides dont peuvent bénéficier les personnes malades auprès de la Sécurité sociale ou de leur mutuelle.

Liste des maladies mentales

Bien qu’il soit difficile de formuler la liste complète de l’ensemble des maladies mentales, on peut néanmoins les distinguer en six catégories principales :

  1. Les troubles anxieux
  2. Les troubles psychotiques
  3. Les troubles de l’humeur
  4. Les troubles de la personnalité
  5. Les troubles du développement
  6. La démence

1.      Les troubles anxieux

Les troubles de l’anxiété sont les plus fréquents, ce qui peut créer chez certaines personnes une confusion et confondre le sentiment d’anxiété en lui-même avec des troubles de l’anxiété. On parle de « troubles » lorsque ceux-ci deviennent réellement problématiques.

C’est par exemple le cas lorsque la maladie perdure malgré le retour à la normale d’une situation initialement préoccupante. Les troubles de stress post-traumatiques font partie de cette catégorie.

On parlera également de troubles de l’anxiété lorsque celle-ci n’a pas de raison d’être. C’est le cas, par exemple, de l’hypocondrie.

Le trouble de l’anxiété peut également désigner une angoisse si forte que la personne est continuellement préoccupée par un point en particulier, celui-ci virant à l’obsession, ou que cette angoisse empêche la personne d’agir normalement en société. Il peut s’agir de phobies spécifiques, d’agoraphobie, ou encore d’un trouble panique, qui génère un état de stress particulièrement intense. Selon le psychanalyste Rodolphe Oppenheimer, le trouble de l’anxiété généralisée toucherait quant à lui 5 à 10% de la population.

2.      Les troubles psychotiques

Les troubles psychotiques sont beaucoup plus graves et beaucoup plus handicapants au quotidien que les simples troubles de l’anxiété. Ces derniers impactent fortement le fonctionnement du cerveau et créent ce que l’on appelle des symptômes psychotiques : les croyances, pensées et perceptions sont brouillées, de sorte que la personne psychotique a de plus en plus de difficulté à les distinguer de la réalité. C’est précisément cette perte de repère et du sens des réalités qui rendent les maladies mentales psychotiques particulièrement difficiles à vivre autant pour le patient que pour l’entourage proche.

Dans la liste des troubles psychotiques, on retrouve :

  • La schizophrénie 
  • Le trouble schizophréniforme
  • Le trouble schizo-affectif
  • Le trouble délirant
  • Le trouble psychotique bref
  • Le trouble psychotique partagé
  • Le trouble psychotique lié à une affection médicale générale ou à une autre maladie mentale (certaines maladies influeront en effet directement sur la pensée et l’humeur du patient et pourront créer aussi bien des troubles psychotiques que des troubles de l’humeur, comme la maladie de Parkinson, la Chorée Huntington, ou d’autres maladies auto-immunes).
  • Le trouble psychotique lié à l’ingestion d’une substance toxique, qu’il s’agisse d’alcool, de drogue douce ou de drogue dure.

3.      Les troubles de l’humeur

Les troubles de l’humeur viennent dominer l’état d’esprit du patient concerné en intensifiant ses émotions négatives, comme la colère, la tristesse, la peur ou la déception. Ou parle également de troubles affectifs. On retrouve plusieurs troubles de l’humeur différents :

  • Les troubles dépressifs, qui incluent la dépression majeure et la dysthymie, et le trouble dépressif non spécifié. La dépression majeure sera plus intense et épisodique, tandis que la dysthymie se caractérise par la chronicité des symptômes.
  • Les troubles bipolaires : du moins grave au plus sérieux, on retrouve le trouble bipolaire de type I, le trouble bipolaire de type II et la cyclothymie.
  • Le trouble de l’humeur dû à une affection médicale générale
  • Le trouble de l’humeur lié à l’ingestion d’une substance toxique

4.      Les troubles de la personnalité

Le trouble de la personnalité se caractérise par la particularité de certains traits de caractère : très marqués, ou bien inadaptés aux situations sociales, ces traits de caractère deviennent un handicap au quotidien en nuisant à l’intégration et à la vie sociale et professionnelle des patients malades.

On retrouve plusieurs troubles de la personnalité :

  • Les personnalités excentriques : paranoïdes, schizoïdes ou schizotypiques
  • Les personnalités ultra-émotionnelles ou imprévisibles:  antisociales, borderline, histrioniques, narcissiques
  • Les personnalités angoissées: évitantes, dépendantes, obsessionnelles-compulsive.

5.      Les troubles du développement

La notion de troubles du développement rassemble la déficience intellectuelle et les troubles envahissants du développement. Ces maladies surviennent assez tôt, contrairement à la démence, qui a tendance à s’installer chez les patients plus seniors.

La déficience intellectuelle altère les aptitudes d’apprentissage, le fonctionnement cognitif, et le comportement adaptatif de l’enfant, puis de l’adulte, et induit donc une intelligence inférieure à la moyenne.

Les troubles envahissants du développement sont très différents. L’autisme, par exemple, altère le comportement, la communication et le langage, sans que la personne ne souffre nécessairement d’une déficience intellectuelle. Le spectre autistique est très large et comporte divers symptômes, y compris les troubles de la personnalité. Le syndrome d’Asperger, ou TSA, qui rend le comportement du patient socialement inadapté, en fait partie.

6.      La démence

La démence fait partie des cas les plus fréquents de déficience cognitive et regroupe un grand nombre de maladies. Elle affecte la mémoire, la réflexion, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement du patient. La maladie d’Alzheimer fait partie des démences les plus fréquentes. Au total, on estime à environ 47,5 millions de personnes touchées par la démence à travers le monde.

Les différentes aides pour les personnes atteintes d’une maladie mentale

En France, il existe plusieurs aides pour venir compenser le handicap des personnes victimes de maladies mentales. Promulguée en 2005, la loi sur le Handicap a créé :

  • Le droit à la compensation
  • La prestation de compensation du handicap (PCH)
  • La maison départementale des personnes handicapées, pour une meilleure circulation de l’information et un accompagnement des malades
  • La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, qui évalue le degré

Lorsque le patient est dans l’incapacité de travailler, les aides financières varieront en fonction de son âge, sa situation antérieure, mais également ses ressources.

L’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) est réservée aux majeurs handicapés en incapacité de travailler. Si les troubles mentaux interdisent ou perturbent fortement l’accès à un emploi du patient, celui-ci pourra donc en bénéficier après avoir constitué un dossier avec son médecin.

Si la personne a exercé une activité professionnelle pendant moins d’un an et a plus de 25 ans, elle pourra également bénéficier du RSA (Revenu de Solidarité Active). Après une activité professionnelle de plus d’un an, une personne atteinte de maladie mentale pourra également bénéficier d’une pension d’invalidité.

Depuis 2015, les bénéficiaires de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) peuvent également faire bénéficier leurs aidants d’un droit au répit. Les proches dont l’aide est indispensable aux patients atteints de maladies mentales peuvent alors en profiter pour se reposer ou avoir un peu de temps libre en bénéficiant d’un relais à domicile. Encore mal connu, le droit au répit sera proposé par les services du département sous la forme d’une somme d’argent qui s’élève à 506,71 euros maximum par an à compter du 1er avril 2018.

Sur le plan financier, la Sécurité sociale rembourse les antidépresseurs à hauteur de 65%, ainsi que les consultations chez le psychiatre. Les antipsychotiques, psychostimulants, tranquillisants et stabilisateurs de l’humeur sont également en grande partie pris en charge par la Sécurité sociale.

Face à l’augmentation des honoraires des psychiatres et du ticket modérateur, il est cependant préférable de souscrire une mutuelle complémentaire et d’élaborer un contrat personnalisé pour l’adapter au mieux à ses besoins. De plus, un soutien quotidien est proposé généralement par les complémentaires santé via un service d’assistance santé pour un accompagnement de l’aidé comme de l’aidant. Les mutuelles peuvent aussi mettre à disposition de leurs adhérents en difficulté un fonds d’action social ou d’autres solutions. Renseignez-vous auprès des différents organismes et assurances santé pour connaître les aides possibles.

Boukhris Najla
Psychologue et consultante en webmarketing.

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