Nutrition

A bonne assiette, bon cerveau !

A bonne assiette, bon cerveau !
Les nutritionnistes l’affirment: pour bien penser, il faut nourrir son cerveau. A nous de mettre tous les atouts de notre côté pour doper ses capacités…

A bonne assiette, bon cerveau !
A bonne assiette, bon cerveau !
Mystérieux organe que le cerveau! Un apport énergétique insuffisant fragilise les neurones, voire les détruit. Résultat, des performances intellectuelles limitées avec, en plus, une humeur de chien… Pour bien fonctionner, cet organe, ô combien complexe, a des besoins nutritionnels précis.

Un juste équilibre
«Au total, plus de 40 substances sont indispensables au cerveau! Parmi elles, les acides gras polyinsaturés (AGPI) oméga 3 qui participent à la structure du cerveau. Après le tissu adipeux, le cerveau est l’organe le plus gras du corps, les neurones étant, pour les deux tiers, constitués d’acides gras. Pour bien fonctionner, ils ont besoin d’énergie, donc de glucose, carburant principal du cerveau. Il provient des glucides (les sucres) qui devraient représenter plus de la moitié de notre apport énergétique quotidien», explique le Dr Jean-Marie Bourre, directeur d’une unité de recherche de l’Inserm spécialisée dans la chimie du cerveau et ses rapports à la nutrition. Autres éléments indispensables, les micronutriments comme le magnésium, les vitamines B, C, E et le fer, nécessaire pour transporter, via l’hémoglobine du sang, l’oxygène vers le cerveau.

Une assiette qui dope!
Où trouver ces fameux AGPI dont le cerveau est si gourmand? Peu d’aliments en contiennent; aussi faut-il bien les choisir: «1 cuillerée à soupe d’huile de colza dans une salade suffit à couvrir la moitié des besoins quotidiens. De même pour les huiles végétales de noix ou de soja. Pour compléter cet apport, une portion de poisson gras deux fois par semaine, type sardine, maquereaux, hareng ou saumon. Mais attention, pour ce dernier, il existe de grandes disparités entre les espèces sauvages, jusqu’à 40 fois plus riches en oméga 3, et celles d’éle-vage», précise le Dr Jean-Marie Bourre. «Les œufs sont aussi naturellement riches en oméga 3, à condition que les poules aient été bien nourries. Evitez la consommation en excès des acides gras saturés (présents dans les graisses d’origine animale), ils s’oxydent et se transforment en radicaux libres, les pires ennemis des neurones. D’où l’intérêt des éléments antioxydants: la vitamine E présente dans les huiles végétales, le bêta-carotène contenu dans les carottes, les épinards ou les abricots, la vitamine C des agrumes, et d’autres oligo-éléments comme le sélénium ou le cuivre. Pour le cerveau et l’intelligence, la gastronomie est le plus beau de nos arts…

Manger varié pour un coût raisonnableSelon le Dr Jean-Marie Bourre, un cerveau en bon état de marche est à portée de toutes les bourses, à condition de savoir faire les bons choix:
Les bonnes graisses du maquereau ou de la sardine sont 400 fois moins chères que celles de la lotte.
Les protéines des œufs sont 3 à 5 fois moins chères que celles du jambon ou des viandes, et 60 fois moins que celles du foie gras…
La vitamine B12 des œufs, des fromages et du lait est 5 fois moins chère que celle du bifteck.
Le calcium de l’emmental est 20 fois meilleur marché que celui du chèvre, et 1 200 fois que celui de la viande.
Le fer du boudin noir est 15 fois moins onéreux que celui de la viande rouge.A lire
«Diététique du cerveau, la nouvelle donne», Dr Jean-Marie Bourre, éditions Odile Jacob
«Nourrir son cerveau», de Louise Thibault, éditions de L’Homme

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