Gynécologie

L’interruption volontaire de grossesse ou IVG

L'interruption volontaire de grossesse ou IVG
L'interruption volontaire de grossesse ou IVG
L’interruption volontaire de grossesse ou IVG

L’interruption volontaire de grossesse est un acte effectué à la demande d’une femme ne souhaitant pas sa grossesse. Elle est souvent la conséquence de situation de rupture sociale ou l’aboutissement inéluctable d’une contraception mal conduite.

L’interruption volontaire de grossesse est un avortement provoqué qui signe l’échec d’une des méthodes contraceptives destinées à éviter aux femmes d’être enceintes quand elles ne le désirent pas. En France, l’autorisation de pratiquer l’interruption volontaire de grossesse date de 1975, grâce à la “loi Veil” du nom de la ministre de la santé Simone Veil.

Le 4 juillet 2001, il est instauré un allongement du délai légal du recours à l’interruption volontaire de grossesse. Il est porté à la fin de la douzième semaine de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée. La consultation sociale préalable devient facultative pour les majeures et pour les mineures non émancipées, le principe du consentement du titulaire de l’autorité parentale ou du représentant légal est aménagé. L’interruption volontaire de grossesse se pratique essentiellement sous deux formes, la méthode médicamenteuse ou chirurgicale.

L’interruption volontaire de grossesse par mode médicamenteux

L’interruption volontaire de grossesse par méthode médicamenteuse ne peut être pratiquée que pour des grossesses de moins de 7 semaines d’aménorrhée. Elle consiste en la prescription de la pilule abortive 36 à 48 heures plus tard combinée à une faible dose de prostaglandine. Cette méthode médicamenteuse assure une expulsion complète de l’embryon dans les heures qui suivent la prise du médicament. Lorsque cette méthode est utilisée avant la 7e semaine de grossesse, l’efficacité est de 95%. En France, 85% des femmes se décident pour cette méthode d’autant que les risques de complications sont rares.

L’interruption volontaire de grossesse chirurgicale

Cette technique d’interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée jusqu’à quatorze semaines d’aménorrhée. L’interruption volontaire de grossesse par aspiration utérine a un taux de succès de l’ordre de 99,7 %. Elle est la méthode la plus courante d’interruption volontaire de grossesse. Elle consiste à vider l’utérus sous anesthésie générale ou locale au moyen de sondes creuses branchées sur un appareil à aspiration. Un traitement complémentaire est prescrit quelques jours après l’opération afin de permettre de chasser ou éviter les caillots. Les complications opératoires de cette interruption volontaire de grossesse sont rares.

Les chiffres de l’interruption volontaire de grossesse

En France, 220 000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année, soit un avortement pour trois naissances ou encore 14 interruptions volontaires de grossesse pour mille femmes de 15 à 49 ans. En moyenne, une française sur deux aurait recours à une interruption volontaire de grossesse bien qu’elle serait en baisse sauf chez les mineures. Vingt mille interruptions volontaires de grossesse sont dues à des oublis de pilule. Près de 75 % des avortements sont pratiqués avant la 8e semaine et 64 % des interruptions volontaires de grossesse sont réalisées dans le public et 36 % dans le privé.

Le saviez vous ?

Dans la plupart des sociétés, l’interruption volontaire de grossesse est sujette à de violentes polémiques dues pour beaucoup à des considérations éthiques ou religieuses. L’Union soviétique fut le premier État moderne à tolérer et subventionner l’interruption volontaire de grossesse.

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