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La migraine : Négligée, mal diagnostiquée et mal soignée

La migraine
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L’état des lieux sur la migraine donne mal à la tête. Elle touche plus de 6 millions de français et pourtant elle reste mal prise en compte sur plusieurs niveaux.

Les chiffres de la migraine

Un taux de 12 % de la population active est touché par la migraine.

Aucune tranche d’âge n’est épargnée, les femmes sont trois fois plus atteintes que les hommes.

Parmi elles, plus du quart des femmes sont âgées de 30 à 39 ans. A hauteur de 5 et 8 %, les enfants sont également touchés mais sans préférence de sexe. Ces dix dernières années, le nombre de migraineux a augmenté de 56 % chez les femmes et de 34 % chez les hommes. Cette maladie n’a rien d’une fatalité, mais elle est encore trop souvent minimisée par l’entourage. Aujourd’hui elle bénéficie néanmoins de traitements efficaces.

La migraine mal prise en compte

Une personne sur deux néglige son statut de migraineux dont 10% ne se soignent pas. Malgré le malaise provoqué par la migraine, les victimes consultent peu. Quelques 80 % d’entre eux méjugent de leurs maux de tête. Ils sont 50% à se soigner seuls. Bien souvent, ils utilisent l’automédication et ne connaissent pas la nature de leurs souffrances. D’autres ressentent une certaine incompréhension chez les différents médecins qu’ils consultent. Pourtant, des traitements spécifiques existent. Avant tout, le diagnostic doit être correctement posé.

Mal diagnostiquée, mal soignée

La migraine est encore aujourd’hui une des maladies les plus mal soignées. Ces douleurs sont trop souvent minimisées ou mal prises en charge. La douleur appelée céphalée migraineuse s’explique par un processus à la fois vasculaire et neurologique. Cette phase douloureuse non traitée peut durer de 4 à 72 heures. Elle est alors nommée douleur céphalique intense. La fréquence des crises est variable selon les personnes. Le plus fréquemment, les crises se répètent une et quatre fois par mois sur une durée de moins de 24 heures. La stratégie en fonction des traitements pour contre-carrer cette affection doit être adaptée à la fréquence et aux facteurs déclenchant des crises. D’autres troubles peuvent être associés aux céphalées comme des nausées ou des vomissements. La migraine peut être précédée de signes transitoires appelés auras (troubles visuels ou auditifs). La douleur pendant les crises est d’une telle intensité qu’elle interdit la poursuite des activités professionnelles ou domestiques.

Plusieurs signes cliniques de la migraine sont pourtant répertoriés. Parmi les facteurs déclenchants sont répertoriés des facteurs psychologiques, alimentaires et hormonaux. Ils comprennent le stress, l’anxiété, le manque ou l’excès de sommeil, la lumière excessive, un effort physique intense mais aussi le chocolat, l’alcool, le jeûne, la diminution de la consommation de café. Chez la femme, les phénomènes hormonaux sont reconnus pour jouer un rôle important. Avant ou pendant les règles, la fréquence des crises migraineuses est courante. A la ménopause les crises cessent dans 70 % des cas.

La migraine gêne la qualité de vie de millions de personnes. Un réel handicap qui est insuffisamment pris en charge. L’entourage minore bien souvent l’impact de cette maladie. Elle a pourtant des retentissements sociaux. Entre autre, elle occasionne 18 millions de jours d’arrêt de travail.

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