Nutrition

Hémochromatose : Conseils alimentation

Hémochromatose : Conseils alimentation

Hémochromatose : Conseils alimentation
Hémochromatose : Conseils alimentation

Sans soigner l’hémochromatose, grave maladie héréditaire, une bonne hygiène diététique reste essentielle. Voici quelques conseils alimentaires simples.

L’hémochromatose est une maladie héréditaire due à une absorption excessive de fer au niveau du duodénum. Cette hyper absorption entraîne une accumulation progressive de fer dans l’organisme. Non traitée, l’hémochromatose évolue insidieusement et porte des atteintes graves sur certains organes vitaux, le cœur, les poumons, le foie en particulier. C’est la première maladie génétique en France, elle touche 1 personne sur 300.

Un diagnostic précoce est indispensable

Il est évident que plus le diagnostic sera précoce, moins l’accumulation du fer sera importante. Et donc moins les conséquences sur l’organisme seront graves. Les signes avant-coureur, fatigue permanente, douleurs articulaires, troubles cardio-respiratoires, hyperglycémie, entre autres, sont des symptômes peu ordinaires chez la personne de 25-35 ans et donc facilement détectables. En cas de suspicion, le médecin demandera des tests biologiques pour confirmer son diagnostic.

L’hémochromatose peut être une maladie grave et extrêmement handicapante dans la vie quotidienne. Le seul traitement existant pour le moment consiste à faire des saignées régulières visant à éliminer une partie de l’hémoglobine (chargée de transporter le fer) et limiter ainsi la quantité de fer de notre organisme.

Quelques conseils diététiques pour limiter l’absorption de fer

Le régime diététique en lui-même n’est pas vraiment thérapeutique car il est impossible d’éliminer le fer de son alimentation. Un des principaux avantages à espérer d’une diminution de vos apports alimentaires en fer est une diminution de la fréquence des saignées.

Toutefois, à cause des saignées, vous allez perdre une certaines quantités d’éléments nutritifs, en particulier de protéines. Un régime équilibré et nourrissant est fortement conseillé.

Quelques petites astuces peuvent réduire de manière considérable les apports alimentaires de fer. En voici quelques-uns.

– Attention aux poissons en boîte et aux poissons gras (maquereaux, saumon, thon, hareng, sardines). Il faut bien lire les compositions. Si le fer n’est pas indiqué, c’est que la quantité n’est pas significative (cela ne veut pas dire nulle)

– Les œufs, autant de blanc que vous le voulez, peut même remplacer la viande de temps en temps, le fer ne se trouve que dans le jaune. Douceurs sucrées sans jaune d’œufs et farine complète sont donc parfaitement indiquées.

– Attention à la combinaison Fer/ Vitamine C, la vitamine C favorisant l’absorption du fer. Donc attention au vin, qui combine admirablement les deux ! Pas de cidre non plus (la boisson la plus riche en fer). Plus de citron dans les vinaigrettes. Un fruit riche en vitamine C multiplie par trois l’absorption du fer contenu dans un repas. Attention aux herbes aromatiques riches en vitamine C ; estragon, pissenlit, persil, cerfeuil… même si les quantités utilisées sont minimes. Idem pour la vitamine A et le bêta carotène.

– Bien boire du thé, le thé vert en particulier. Ne pas hésiter à manger en buvant du thé… Une tasse de thé à la fin d’un repas limite l’absorption du fer de 10%.

– Attention aux légumes secs, bonne source de fer. À noter toutefois que le fer végétal est moins bien absorbé par l’organisme que le fer animal. Un excès de céréales complètes limite aussi considérablement l’absorption du fer. Du pain très complet au repas qui fournira en plus tout plein de bonnes vitamines du groupe B (B1, B2 et B6)

– Attention aussi à la vitamine B12, présente dans les poissons, jaunes d’œuf, lait, crustacés et viandes, c’est une vitamine antianémique.

– L’absorption d’alcool et la consommation de cigarettes accroissent l’absorption de fer.

Le très compliqué consiste à éviter toute carence en vitamines (C et A en particulier). Manger les fruits loin des repas pour que la vitamine ait eu le temps d’être absorbée avant le repas contenant inévitablement du fer. On ne peut pas faire l’impasse sur ces vitamines précieuses.

Dans tous les cas, il est capital de lire attentivement les étiquettes, le fer peut se cacher sous d’autres noms, ‘sel de fer’ par exemple ou bien ‘réduction de fer’ qui ne signifie aucunement qu’il y a moins de fer dans le produit, mais plutôt qu’il y est sous une forme mieux assimilable par l’organisme ! Attention aussi aux compléments multi vitaminiques.

Petite liste des aliments les plus riches en fer

Les aliments riches en fer par ordre décroissant (en mg pour 100 g).

– plus de 10 mg; clovisses, moules, boudin cuit, coques, foie de porc, céréales à petit déjeuner, foie d’agneau, figue, persil, cacao en poudre

– de 10 à 5 mg; foie de bœuf, rognons, légumes secs ( pois chiches, lentilles, haricots blancs, haricots rouges, pois secs), pâté de campagne, jaune d’œuf, vin, huîtres, graines oléagineuses ( noix de cajou, noisette, amande), viande de cheval, viande de bœuf.

– de 4 à 2 mg; épinards, noix de coco, sardines à l’huile, langue de bœuf, fruits secs (pruneaux, raisins secs), pissenlit, viandes rouges, volaille, cresson, chocolat, poisson.

Attention à l’eau du robinet, ne pas hésiter à demander en mairie sa teneur en fer.

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