Bien être

Pélothérapie : la thérapie des boues qui soignent

Depuis la nuit des temps, l’Homme a utilisé l’argile humide et malléable pour soigner se blessures. Les empreintes de mains ou de pieds mutilés relevées sur les parois de certaines grottes préhistoriques en sont la preuve. Dix-neuf siècles avant notre ère, le papyrus de Kahoun révèle que les boues faisaient partie de l’arsenal pharmaceutique égyptien, en particulier pour combattre certaines maladies de l’appareil génital féminin et les brûlures. Les Romains quant à eux, furent les premiers à plonger leur corps entier dans des délices de boues. Celles qu’ils utilisaient avaient des origines très diverses, vases des bords de la mer, limons du Danube, dépôts des fonds de lacs, tourbes des marécages, arrosées par des eaux chaudes, sulfureuses ou ferrugineuses. Au XVIIème et XVIIIème siècles, l’utilisation des bains de boues ne cesse d’évoluer. Il existe ainsi une vieille tradition d’utilisation des boues thermales dans toute l’Europe. La France y occupe une place importante avec plusieurs stations proposant la pelothérapie aux curistes. Mais en raison de la demande, les boues naturelles ou peloses sont de plus en plus rares.

 

On utilise alors des péloïdes, produit résultant d’une maturation d’un substrat marin ( limon) au contact d’eau de mer et d’algues. Une légende est d’ailleurs solidement accrochée à la découverte des bienfaits des eaux chaudes de Dax et à celui qui serait son premier curiste : « Le chien du légionnaire ».

 

Vous avez bien du mal à traîner une carcasse douloureuse sur laquelle les antalgiques que vous avalez quotidiennement n’ont plus désormais prise, il faut aller à Dax essayer la pelothérapie car comme la raconte la légende de cette heureuse histoire, le légionnaire après avoir jeté l’animal qui pour lui n’était plus bon à rien, eut la surprise de retrouver son chien revigoré par la boue thermale. Lombalgies, arthroses, avec la merveilleuse alchimie entre l’eau thermale, le limon de l’Adour et les algues bleues, l’effet curatif est indéniable ! Comme toutes les boues maturées, le péloïde de Dax s’enrichit de molécules organiques au cours de la maturation . Il est ensuite appliqué localement sur les articulations ou en enveloppement général. Le médecin thermal pratiquant la pelothérapie détermine la localisation, la durée et la température du péloïde, en général, quinze minutes à 42°C adaptables en fonction des cas cliniques. La température élevée autorise des passages transcutanés. Ainsi les éléments minéraux et les oligo-éléments véhiculés par la boue lors de la pelothérapie se révèlent très précieux pour le bon fonctionnement cellulaire.

 

Différentes études ont mis en évidence un véritable échange entre les boues utilisées et l’organisme humain. Ainsi on observera après application des boues, une diminution de leur teneur en calcium et en magnésium contre une augmentation de la teneur en ammonium (déchet de l’organisme humain). « Médicament thermal » le plus efficace en rhumatologie, la pelothérapie doit néanmoins être associé à des pratiques d’hydrothérapie pour que le patient puisse tirer tout le bénéfice de sa cure.
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