Gynécologie

Ces pathologies dont souffrent les femmes en silence

Les femmes ayant longtemps été relayées au rôle de mères et de femmes au foyer, la médecine a mis longtemps à s’intéresser à leurs symptômes et maladies. Heureusement, les douleurs liées à la physionomie du sexe féminin sont aujourd’hui étudiées et de nouvelles pathologies ont été découvertes. Maintenant que ces maux sont un peu plus pris en considération, les scientifiques peuvent trouver des solutions pour soulager les femmes dans leur quotidien. Endométriose, kystes, myomes, ces maladies aujourd’hui connues dont souffrent les femmes en silence trouvent petit à petit des remèdes. C’est notamment le cas du pessaire pour le prolapsus ou du suivi précieux pour les femmes souffrant d’endométriose.

Le pessaire pour éviter le prolapsus

Le prolapsus touche les femmes de tout âge, aussi bien les femmes ménopausées que les jeunes femmes sportives, femmes enceintes ou jeunes mamans. Le prolapsus génital est une pathologie qui se manifeste par une « chute » des organes pelviens, en l’occurrence la vessie, l’utérus ou le rectum. Ceux-ci descendent alors au niveau du vagin, entraînant un déséquilibre du plancher pelvien. Il s’agit d’une descente d’organes.

Il existe alors quelques solutions pour remuscler son périnée et éviter l’aggravation de son prolapsus. Le pessaire est l’une d’elles. Il s’agit d’un anneau, d’un cube ou d’une boule en silicone à placer dans le vagin pour soulager ces symptômes. Vous pouvez par exemple découvrir MyLittlePessaire qui propose des pessaires qui vont venir traiter les troubles de la statique pelvienne. Néanmoins, peu importe le grade du prolapsus (défini en fonction du niveau auquel les organes sont descendus), il est important pour les femmes d’oser en parler, pour trouver des solutions, un accompagnement et le soutien nécessaires pour faire face à cette pathologie.

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L’endométriose, un problème longtemps ignoré

L’endométriose est une maladie gynécologique causée par la présence de cellules de l’endomètre en dehors de l’utérus. C’est-à-dire que les tissus qui normalement tapissent l’utérus se développent en dehors de celui-ci. Cette maladie est causée par la présence des fragments d’endomètre dans la cavité abdominale de la femme.

L’endométriose a un facteur héréditaire. Ainsi, une femme qui a une sœur ou une mère souffrant de cette maladie présente d’importants risques d’être touchée par la maladie. Les symptômes les plus fréquents sont les douleurs intenses pendant les règles.

Il est possible de limiter les douleurs en pratiquant une activité physique régulière et en adaptant son alimentation (oméga-3, légumes verts et fruits), mais il est important de consulter un médecin en cas de douleur intense pendant les règles. L’endométriose peut être détectée très tardivement (en moyenne 10 ans après la première consultation d’une femme chez un gynécologue pour des douleurs), car c’est une maladie qui a longtemps été ignorée, puisque féminine. Aujourd’hui, il est possible de trouver des sages-femmes ou gynécologues qui connaissent l’endométriose et qui sauront guider celles qui en souffrent.

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Les kystes ovariens qui provoquent de fortes douleurs

Les kystes ovariens sont de petites cavités en forme de boule qui se développent au niveau des ovaires. Elles sont remplies de fluide gazeux ou semi-solide. Souvent bénignes, ces petites poches closes peuvent néanmoins révéler la présence d’une tumeur cancéreuse.

Vu que ses symptômes n’apparaissent pas clairement, le kyste ovarien se développe généralement silencieusement et peut causer d’énormes dégâts à celles qui en souffrent. S’ils sont détectés tôt, les kystes ovariens peuvent être traités avec des médicaments. Toutefois, il devient impératif de les faire retirer par chirurgie quand ils deviennent gros ou nombreux.

L’apparition de douleurs (notamment pendant l’ovulation), de saignements anormaux ou de troubles menstruels sont des signes à ne pas prendre à la légère. Il est recommandé d’en parler à son gynécologue ou à sa sage-femme pour éviter les complications.

Il existe deux types de kystes ovariens.

Les kystes fonctionnels

Les kystes fonctionnels sont plus fréquents chez les jeunes femmes. Ils peuvent être causés par la prise de médicaments stimulants ovariens utilisés lors d’une procréation médicalement assistée (PMA), l’administration de tamoxifène ou la pose d’un stérilet hormonal. Les pilules micro dosées peuvent aussi être à la base de cette maladie.

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Les kystes organiques

Le risque d’être touché par les kystes organiques augmente quand l’âge avance. Ils peuvent être causés par l’endométriose ou la présence persistante de cellules immatures dans l’ovaire.

Manifestation des kystes ovariens

Lorsqu’on souffre de kyste ovarien, les cycles menstruels peuvent devenir longs et irréguliers. De plus, des saignements autres que les règles peuvent s’observer, ainsi que des envies très fréquentes d’uriner et des douleurs dans le bas du ventre.

Myome de l’utérus et œstrogènes

Les myomes de l’utérus constituent des tumeurs qui se développent lentement dans l’utérus ou parfois dans le col de l’utérus. Les causes de cette pathologie restent floues. Toutefois, il existe un lien entre le développement des myomes et le groupe hormonal des œstrogènes.

Les personnes touchées par cette maladie présentent rarement des signes. Si des symptômes apparaissent, il peut s’agir de troubles de saignements continus, de saignements très abondants ou encore d’une perturbation de l’ovulation. Pendant la grossesse, les myomes peuvent évoluer rapidement en raison du niveau élevé d’œstrogènes. Ainsi, il faut se tourner vers un bon gynécologue pour des contrôles ou un suivi en vue d’éviter une aggravation.

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