Dermatologie

Ingrédients nocifs dans les crèmes

Bien que les cosmétiques ne promettent pas toujours la jeunesse éternelle, ils se targuent souvent de réduire les rides ou d’offrir une peau pure en quelques jours, voire quelques heures. Parfois, l’effet souhaité est réellement visible dans ce laps de temps, mais en dehors du prix, où se trouve le hic ?

Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Souvent, ce sont précisément les ingrédients qui rendent la peau belle, lisse et sans rides qui peuvent la détériorer par la suite. Mais comment reconnaître ses ennemis parmi une liste d’une vingtaine de termes chimiques sur l’emballage ? Et même si on les identifie, n’est-ce pas exagéré de renoncer à une bonne crème à cause de quelques polluants et de passer plutôt à la cosmétique naturelle ?

Pour ceux qui n’ont pas de problèmes d’allergies ou de peau sensible, il est bien sûr possible de rester fidèle aux produits de droguerie éprouvés. Cependant, certains ingrédients se révèlent à long terme nocifs pour la peau, entraînant un effet contraire à celui souhaité, voire pouvant être cancérigènes. Les ingrédients suivants ne sont pas les seuls éléments néfastes, mais ce sont les plus courants et souvent les principaux composants des crèmes. Un bref coup d’œil sur l’emballage permet d’éviter facilement l’achat de substances toxiques.

Les brebis galeuses parmi les ingrédients

Paraffine (ou Paraffinum liquidum) : La paraffine est obtenue par distillation du pétrole, parfois même à partir des résidus des cuves de pétrole brut (!), et est ensuite utilisée notamment pour la cire à bougies, la cire pour parquets, les polis et les cirages. C’est un classique parmi les ingrédients et malheureusement présent dans la plupart des produits cosmétiques, tels que la vaseline, la célèbre crème Nivea et même la crème pour bébé Penaten. Immédiatement après l’application, elle donne à la peau une apparence lisse, fraîche et rosée, mais elle obstrue les pores, provoque le dessèchement de la peau et donc la formation de rides. L’huile minérale est également un composant fréquent des produits capillaires.

PEG et PPG (Polyéthylèneglycol et Polypropylèneglycol) : Ces substances sont obtenues à partir de dérivés du pétrole, tels que l’oxyde d’éthylène. Leur utilisation est également très polyvalente, notamment en tant qu’émulsifiants, mais aussi comme base pour les onguents, solvants, agents hydratants et assouplissants. Le chiffre derrière PEG ou PPG indique la consistance de la substance. Les cosmétiques naturels rejettent ces composants ainsi que leurs ingrédients, et ce n’est pas sans raison, car ils sont obtenus à partir de matières premières cancérigènes et peuvent former des gaz de combat. Ils rendent la peau plus perméable, permettant ainsi aux polluants de pénétrer dans le corps. Bien que les émulsifiants soient presque indispensables pour l’industrie cosmétique, il existe des agents émulsionnants plus compatibles avec la santé, tels que la lécithine, les aminozucres glucamine, le lauroyl sarcosinate et le glucoside.

Parabènes : Les parabènes servent souvent à l’industrie cosmétique comme conservateurs et agents parfumants, par exemple dans les sprays corporels, les déodorants, les savons, les shampooings et les rouges à lèvres ; l’ingrédient actif est l’ester d’acide para-hydroxybenzoïque. Ils sont controversés en raison de la provocation d’allergies cutanées et de leur effet pro-œstrogénique, pouvant causer le cancer du sein. Par exemple, la Deutsche Krebsgesellschaft met en garde contre les cosmétiques contenant des parabènes. Un autre inconvénient est que les parabènes sont malheureusement souvent associés à des tests sur animaux. Les parabènes se trouvent sous les termes méthyl-, butyl-, éthyl-, isopropyl-, propyl-, benzylparaben ; le butylparaben contient d’ailleurs de l’acide acétylsalicylique, c’est pourquoi les consommateurs intolérants à l’aspirine doivent faire attention.

Silicones : Ces ingrédients sont, tout comme les PEG et PPG, de bons émulsifiants dans la composition des produits cosmétiques. Leur inconvénient est qu’ils sont très polluants pour l’environnement et pratiquement non biodégradables. Leur effet sur notre peau peut être observé avec des émulsions colorées à base de silicones pour les revêtements de protection des bâtiments : elles scellent la maçonnerie de manière à empêcher la vapeur d’eau de sortir, la détruisant ainsi de l’intérieur.

Amines : En raison de leur bonne solubilité dans les graisses, les acides aminés ont une action profonde intensive. Sous forme liquide, ils provoquent des brûlures cutanées, et même à faible dose, les vapeurs d’amines irritent la muqueuse oculaire. De plus, les amines libres peuvent former des nitrosamines cancérigènes. Comme il existe de bonnes alternatives à ces ingrédients, il est facile d’éviter les cosmétiques contenant des liaisons d’amines. Les indicateurs d’amines sont les indices DEA, MEA et MIPA. Ils se retrouvent fréquemment tant dans les produits de soins de la peau que dans les produits capillaires.

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