Hémorroïdes : Actions préventives et traitements naturels

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Dilatation variqueuse d’une veine au niveau des muqueuses de l’anus et de la partie basse du rectum.

Bien que nous vivions dans une société très permissive (parfois trop !), nous avons gardé certaines pudeurs et éprouvons souvent une véritable gêne à évoquer, même auprès d’un médecin, certaines parties de notre corps et les maux qui s’y rattachent. C’est le cas des hémorroïdes. Et pourtant, les hémorroïdes ne sont pas une « maladie honteuse », c’est même l’une des affections les plus banales et les plus répandues qui soit à travers le vaste monde.

Il s’agit tout simplement d’une dilatation des veines de la muqueuse anale (hémorroïde externe) et/ou rectale (hémorroïde interne) véritables varices à localisation particulière qui sont des plus inconfortables et dont les manifestations habituelles sont : douleurs (parfois importantes), petites rectorragies de sang rouge et éventuel prolapsus. Elles peuvent exister sans qu’il y ait par ailleurs de varices visibles au niveau des jambes. Elles nécessitent impérativement un examen médical pour s’assurer qu’elles ne sont pas le symptôme d’une affection plus grave – une tumeur rectale par exemple – avant d’entreprendre quelque traitement que ce soit. Donc, si vous souffrez d’hémorroïdes, n’hésitez pas à consulter d’abord votre médecin traitant pour un examen approfondi.

Quand vous serez assuré qu’il ne s’agit (comme dans la grande majorité des cas) que d’une banale insuffisance veineuse qui entraîne une dilatation des veines, veinules et capillaires locaux, où le sang a tendance à stagner, vous pourrez suivre les recommandations que nous vous donnons ici.

En dehors des conseils hygiéno-diététiques communs à tous les troubles liés à l’insuffisance veineuse (cliquez sur « Troubles circulatoires veineux ») et des thérapeutiques naturelles indispensables au traitement des varices (cliquez sur « Varice »), qui sont évidemment ici de la plus grande importance, voilà le traitement spécifique que nous vous recommandons pour le traitement des hémorroïdes.

Hygiène de vie

Si ces mesures restent les mêmes que pour les fiches signalées ci-dessus, il nous faut toutefois insister en ce qui concerne les hémorroïdes sur ces recommandations très importantes :

  • La marche à pied. Ici, il ne faut absolument pas être « rond-de-cuir », c’est mauvais pour la santé en général et l’insuffisance veineuse hémorroïdaire en particulier. Je vous signale, à ce propos, que l’expression « rond-de-cuir » ne désigne pas, comme beaucoup le croient, les pièces de cuir que l’on met au coude de certaines vestes, mais des coussins de cuir ronds et percés en leur milieu que mettaient sur leur siège – il y a de nombreux lustres – les employés de bureau sédentaires pour se soulager de leurs hémorroïdes qui étaient fortement aggravées par leur position assise prolongée. A la disparition de ces pittoresques coussins, cette expression est entrée dans le langage commun pour désigner une personne casanière, qui ne bouge pas beaucoup !… Ne ratez donc pas une seule occasion de marcher et luttez activement contre la « sédentarité galopante » – si l’on peut dire – qui gagne nombre d’activités professionnelles ou ludiques de nos jours, notamment l’usage de plus en plus important de la télévision et de l’ordinateur qui représentent de très nombreuses heures journalières en position assise, qu’il y a lieu d’entrecouper à intervalles réguliers (au moins toutes les heures) de courtes marches ou de mouvements des jambes.
  • Un bon fonctionnement du transit intestinal – beaucoup plus que pour de simples varices – est ici d’une importance primordiale et toute constipation doit être combattue efficacement avec les mesures hygiéno-alimentaires adéquates et la prise des bonnes thérapeutiques naturelles étudiées par ailleurs (cliquez sur « Constipation ») sous peine de souffrir un peu plus chaque fois que vous irez à la selle et de voir s’aggraver progressivement vos hémorroïdes avec toutes les désagréables conséquences qui peuvent en résulter.
  • S’il n’y a pas de mesures diététiques particulières à prendre pour prévenir les crises hémorroïdaires, une abstention de certains aliments et épices irritants est toujours recommandable – particulièrement lors d’une poussée – notamment : câpres, clous de girofle, cornichons, cumin, gingembre, moutardes, noix muscade, paprika, poivre rouge et vert, ketchups et autres sauces industrielles en boite ou en tube, vinaigre de vin, plats épicés en général et quels que soient les épices, viandes fortes ou faisandées (sanglier, chevreuil, etc.) et abats en général, sans oublier l’alcool sous toutes ses formes (vins, apéritifs, digestifs).
  • Enfin, évitez l’usage de papier hygiénique coloré ou parfumé et, en cas de démangeaisons anales, remplacez carrément le papier par une lingette humide sans alcool ou un coton imbibé d’huile d’amande douce pour vous essuyer après chaque selle.

Traitements par voie interne

• Cures régulières d’un mois sur deux d’intrait de marron d’Inde (que vous trouverez en pharmacie sous forme de spécialité portant ce nom) : 100 à 150 gouttes dans un verre d’eau sucrée avec du miel (de romarin de préférence) matin, midi et soir avant les repas, verre dans lequel vous ajouterez, au dernier moment, 40 gouttes de teinture de cyprès

C’est également ce traitement que vous mettrez en œuvre dés le début d’une crise hémorroïdaire.

• Si ce traitement se révélait insuffisant, vous pouvez faire en plus des cures d’un mois – en alternance avec les cures de marron d’Inde – de poudre totale micronisée d’hamamélis ou de vigne rouge en gélules, à raison de 2 g par jour répartis en deux prises matin et soir.

Traitement par voie externe

• Matin et soir, et après chaque selle – jusqu’à sédation complète – faites un bain de siège froid avec une décoction d’écorce de chêne séchée que vous préparerez de la façon suivante : faites-en bouillir 100 grammes dans un litre d’eau pendant un quart d’heure, puis laissez refroidir et filtrez avant utilisation. Pour plus de commodité, vous pouvez en préparer plusieurs litres à la fois en respectant la proportion indiquée.

• Après ce bain de siège, séchez doucement avec une compresse et appliquez localement, soit de l’argile verte semi-fluide (il en existe en tube prête à l’emploi que vous trouverez en pharmacie ou dans les magasins de produits naturels), soit du miel de châtaignier ou de romarin, en massant doucement la région anale, y compris l’intérieur de l’anus. Mettez ensuite une compresse par-dessus l’application et lavez quelques heures plus tard avec la décoction d’écorce de chêne que vous avez en réserve. 

Voilà des moyens simples et efficaces qui vous permettront, sans grande contrainte, de mettre rapidement fin à ces petits ennuis – peu graves mais bien gênants – qui n’auront plus, alors, aucun « fondement »

Boukhris Najla

Psychologue et consultante en webmarketing.

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