Sommeil

Somnifères : quels sont les principes et les précautions liés aux somnifères ?

Somnifères : quels sont les principes et les précautions liés aux somnifères ?
Somnifères : quels sont les principes et les précautions liés aux somnifères ?
Somnifères : quels sont les principes et les précautions liés aux somnifères ?
Les somnifères sont de nos jours une panacée contre les troubles du sommeil et leur usage est de plus en plus répandu, surtout en France, championne de la consommation de somnifères et d’anxiolytiques. Au niveau pharmacologique, ces produits sont considérés comme des hypnotiques, classés en différentes sortes. Les somnifères les plus courants sont les benzodiazépines, tels l’estazolam, le nitrazépam ou encore le loprazolam, et sont parfois employés comme anxiolytiques.

 

A noter que les barbituriques ne sont plus utilisés contre l’insomnie de nos jours en raison des réactions cutanées très graves observées et sont réservés au traitement de l’épilepsie. Prescrits pour une durée légalement limitée à quatre semaines, les somnifères ne doivent pas être utilisés régulièrement. En effet, en dépit de leur effet bénéfique sur l’endormissement, les hypnotiques présentent également des défauts qui peuvent devenir nocifs pour la santé à terme. Le risque de pharmacodépendance, d’abord, constitue un des effets secondaires inévitables, ainsi que l’altération de la structure du sommeil. Les somnifères provoquent en effet un déséquilibre entre le sommeil lent et le sommeil rapide ou paradoxal. Ils peuvent de plus s’accompagner de divers troubles au réveil. Si on connaît depuis la nuit des temps, et les premières insomnies de nos ancêtres, l’effet des plantes pour déclencher le sommeil, aujourd’hui, l’insomnie est devenue un véritable fond de commerce.

 

Dans la pharmacopée, les familles de médicaments dits hypnotiques se sont multipliées au point que en France, les pouvoirs publics ont commencé à réduire le nombre des produits potentiellement dangereux ou pour lesquels les risques d’abus sont trop importants. Les modalités de prescription sont de plus en plus encadrées et leur durée a été réduite. Pour les traitements à base d’hypnotiques, elle est descendue à deux à quatre semaines, deux seulement pour le triazolam.
Les anxiolytiques sont limités à douze semaines ainsi que les benzodiazépines en raison de leur effet d’amnésie dite antérograde, d’où la triste réputation de « drogue du violeur ». Les somnifères sont contre-indiqués en cas de grossesse et d’allaitement et sont réservés à l’adulte. Les nouvelles formules de somnifères diminuent les risques de dépendance et d’amnésie, le zolpidem et la zopiclone, par exemple, présentent l’avantage de mieux préserver la qualité du sommeil. Cependant, le traitement doit rester le plus bref possible et s’accompagner d’un arrêt progressif. La lutte contre l’insomnie doit passer par la recherche de ses raisons car la consommation de somnifère ne fait que repousser le problème. Si les troubles du sommeil sont importants, un suivi médical s’impose mais s’ils restent légers et ponctuels, stress face à un examen ou une embauche, par exemple, on peut recourir à l’automédication. De nombreux médicaments sans ordonnance à base de plantes luttent efficacement contre ces troubles peu tenaces. N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre pharmacien qui vous dira s’il faut s’orienter vers une médication lourde ou non selon votre profil de dormeur.

 

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