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Calendrier vaccinal : enfants, personnes agées, grossesse, voyage

Le calendrier vaccinal est publié chaque année par la direction générale de la Santé.

La vaccination est un acte de prévention dont la dimension est à la fois individuelle, pour se protéger de la survenue de maladies, et collective afin de protéger la population en particulier dans le cadre d’épidémies.
En France, les lois qui rendent la vaccination obligatoire sont regroupées sous la forme d’un calendrier vaccinal élaboré par le ministère de la Santé après avis du Conseil supérieur d’hygiène publique en France et du Comité technique des vaccinations.
Ce calendrier vaccinal est publié par la direction générale de la Santé, chaque année, et publié au Bulletin épidémiologique hebdomadaire (B.E.H). Il s’agit donc bien d’une procédure officielle très technique, faisant appel aux meilleures compétences sur le sujet. C’est dire toute l’importance qui est accordée à la vaccination et à sa gestion individuelle.
Ce calendrier vaccinal permet de gérer les vaccinations tout au long de la vie et propose une stratégie au long cours de prévention vaccinale.
Le calendrier vaccinal français présente les spécificités suivantes :

• 4 vaccinations sont obligatoires : BCG, diphtérie, tétanos, poliomyélite ;

• 6 vaccinations sont recommandées : coqueluche, rougeole, rubéole, oreillons, infection à haemophilus influenzae et hépatite B.
D’autres vaccinations sont fortement recommandées lorsqu’une exposition spécifique est reconnue. Cela peut être lors de l’exercice de professions exposées (comme par exemple le personnel soignant ou les employés des villes manipulant des déchets) ou lors de voyages dans des zones présentant des épidémies. L’hépatite A, la vaccination contre la fièvre typhoïde et la méningite entrent dans ce cadre.
Le calendrier vaccinal fournit des informations spécifiques liées à l’âge de la vaccination, au sexe, au nombre de rappels, avec les doses à injecter aux différentes catégories de population concernée et à protéger…
Ce calendrier vaccinal que l’on pourrait croire, tel une loi, figé et immuable, évolue régulièrement en fonction des connaissances sur les vaccins et du niveau de protection des populations vaccinées. Régulièrement de nouvelles injections, des rappels différents… apparaissent.
La détermination exacte des conditions de prescription d’un vaccin nécessite un travail de recherche très important visant à étudier les meilleures conditions d’efficacité dans lesquelles il peut être injecté : ce n’est qu’à ces conditions qu’une recommandation peut être faite dans le calendrier vaccinal.
Un nouveau calendrier vaccinal est ainsi publié chaque année.

Vaccination et entrée d’un enfant à l’école

Le certificat de vaccination peut être obtenu chez le praticien qui effectue le vaccin ou à la Mairie (se munir alors des certificats originaux ou du carnet de santé de l’enfant).
Vaccinations obligatoires à l’entrée à l’école (maternelle, primaire, collège, lycée) :

• BCG ;

• diphtérie, tétanos, polio (DTP) : trois injections pour ces trois vaccins plus un rappel un an après.

Les rappels du DTP sont médicalement reconnus comme nécessaires pour prolonger l’immunité mais la loi ne les exige pas. L’établissement doit donc les recommander et non les imposer.

La couverture vaccinale : Définition – Généralités

La couverture vaccinale correspond au pourcentage de la population qui est vacciné correctement, que ce soit en terme de primo vaccination ou en terme de rappel.

L’efficacité de la vaccination n’est plus à démontrer : elle a permis l’éradication de la variole, une probable disparition de la poliomyélite, une réduction majeure de nombreuses maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, il est nécessaire que la couverture vaccinale soit suffisante. La couverture vaccinale correspond au pourcentage de la population qui est vacciné correctement, que ce soit en terme de primo vaccination ou en terme de rappel.
Dès que la couverture vaccinale n’atteint pas un certain niveau, c’est-à-dire qu’un pourcentage de la population n’est pas vacciné, il est impossible d’empêcher le virus de circuler.
L’exemple le plus typique est celui de la rougeole ou trop d’enfants et de nourrissons ne sont pas vaccinés : il en résulte une fréquence encore élevée de la maladie et un déplacement progressif de la maladie vers les adolescents et les adultes.
Ce rôle de la couverture vaccinale montre bien la dimension individuelle et collective de la vaccination. C’est bien le fait d’être vacciné correctement individuellement, qui permet non seulement de se protéger contre la maladie, mais également de créer des conditions propres à la non circulation du virus et ainsi de protéger les autres. Quelques exemples :

Hépatite B

Près de 26 millions de personnes sont vaccinées. La couverture vaccinale est de l’ordre de 75 % chez les enfants entrant en classe de 6e, et elle est de l’ordre de 30 % chez les nourrissons.

Infection hemophilus influenzae

Il est difficile d’avoir des statistiques précises, mais la couverture vaccinale semble être en hausse régulière.

Rougeole – Rubéole – Oreillons

Sans atteindre les objectifs fixés par la campagne nationale de vaccination (qui étaient d’atteindre en France 90 % d’enfants vaccinés), la couverture vaccinale s’améliore. Elle reste néanmoins insuffisante, c’est-à-dire inférieure à 70 % dans un nombre important de départements.

Pneumocoque

La couverture vaccinale est très faible en France (de quelques pour cents), car seuls les individus à risques sont vaccinés contrairement aux pays anglo-saxons où elle peut atteindre 30 %.

Coqueluche

La couverture vaccinale chez l’enfant de 2 ans est de l’ordre de 88 % incluant primo-vaccination complète et rappel.

Vaccination et femme enceinte : Généralités

Lors de la grossesse la question de savoir s’il est possible de réaliser tel ou tel vaccin se pose régulièrement. Cette question en entraîne d’autres :

• Quels sont les vaccins sans danger ?

• Le fœtus est-il capable de répondre à une stimulation ?

• La grossesse modifie-t-elle la réponse immunitaire à la vaccination ?
Il paraîtrait logique de ne pas pratiquer de vaccination pendant la grossesse. Néanmoins la nécessité de voyager ou le développement d’une épidémie peuvent conduire à proposer une vaccination.
Par ailleurs la vaccination chez la femme enceinte aurait un double intérêt :

• Prévenir la maladie et ses conséquences pendant la grossesse ;

• Assurer la protection (l’immunité) de l’enfant pendant les premiers mois de la vie.

Il est possible de présenter les vaccins en fonction de leur danger chez les personnes âgées

• Vaccins sans danger. Ce sont les vaccins inactivés, et les anatoxines :

• Vaccin grippal ; • Vaccin polio injectable ; • Anatoxine diphtérique ; • Anatoxine tétanique.
• Enfin certains vaccins sont contre-indiqués. Ce sont les vaccins à virus ou corps bactéries vivants atténués :

• Les femmes en âge de procréer ne pourront être vaccinées contre la rubéole que si les risques de grossesse sont nuls pendant les deux mois qui suivent l’injection. Le vaccin contre la rubéole est donc contre-indiqué et une contraception doit être mise en route si une femme doit être vaccinée. Enfin, une femme dépistée séronégative vis-à-vis de la rubéole à l’occasion de sa grossesse doit être vaccinée avant sa sortie de la maternité.

• Le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas recommandé sauf exception, c’est-à-dire voyage obligatoire en zone d’endémie.

• La vaccination contre la rage n’est pas recommandée.

• La vaccination contre la poliomyélite, avec le vaccin vivant atténué oral, est aussi contre-indiquée.

Vaccination et voyages : Définition – Généralités

La vaccination du voyageur sert autant à le protéger qu’à protéger le pays visité d’un risque extérieur.

Quelques remarques préalables sur la vaccination des voyageurs :
Les principales motivations qui poussent les voyageurs à se faire vacciner répondent plus souvent à la peur de se voir refouler et au risque d’être mis en quarantaine, qu’à la prise de conscience de la gravité potentielle de certaines maladies.
La couverture vaccinale, c’est-à-dire le pourcentage de voyageurs et de touristes vaccinés, est loin d’être correcte pour des vaccinations comme la fièvre jaune, et de très mauvaise qualité pour le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie.
Les voyages au travers le monde se développant, c’est un excellent moyen pour améliorer la couverture vaccinale que d’initier les voyageurs à profiter de cette occasion pour faire le point sur leur état vaccinal.

La vaccination répond à deux objectifs

Respecter une obligation administrative et légale qui correspond à la volonté du pays de se protéger contre un risque venu de l’extérieur et non pas aux risques encourus par les voyageurs.
Protéger le voyageur contre certaines maladies, ce qui ne peut se faire qu’en prenant en compte : la situation sanitaire du pays ; les caractéristiques du voyageur : son âge, son statut vaccinal, l’existence de particularités ; la durée du séjour et ses conditions.

Vaccination et voyages : Vaccin des voyageurs

Les grandes lignes d’un programme de vaccination des voyageurs.

Quelle que soit la destination et les conditions du séjour

• Pour les adultes : mise à jour des vaccinations : diphtérie, tétanos, poliomyélite.

• Pour les enfants, toute vaccination incluse dans le calendrier vaccinal français.

Voyage dans une zone inter-tropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud

• Fièvre jaune : exigible dans certains pays à partir d’un an, possible dès l’âge de 6 mois. Cette vaccination est indispensable pour tout voyage en zone d’endémie (où sévit la maladie) même en l’absence d’obligation administrative.

Séjour à risque dans des pays de forte ou moyenne endémicité

• Hépatite B.

Séjour dans des conditions d’hygiène précaires ou séjours dans un pays en développement

• Hépatite A : dans les zones d’endémie, peut-être faite à partir de l’âge de 1 an. Un examen sérologique préalable a un intérêt pour les personnes ayant des antécédents d’ictère ou ayant vécu en zone d’endémie ou ayant plus de 30 ans.

• Fièvre typhoïde : à partir de 5 ans (3 ans en cas de risque majeur).

Voyage en période d’épidémie ou séjour prolongé dans une zone à risque épidémique

• Méningite à méningocoques A + C : conseillé notamment aux enfants de plus de 18 mois et aux adultes jeunes. Ce vaccin est exigé à l’entrée en Arabie Saoudite pour les pèlerins à haut risque (surtout d’Asie et notamment d’Inde).

• Rage à titre préventif. La vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement curatif qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition.

Séjour prolongé en zone rurale en Asie du Sud et de l’Est

• Encéphalite japonaise (conditions de vaccination spécifiques).

Séjour en zone rurale (ou randonnées en forêt) en Europe centrale et orientale au printemps et en été

• Encéphalite à tiques (conditions de vaccinations spécifiques destinées à vérifier si la personne est protégée).

Boukhris Najla
Psychologue et consultante en webmarketing.

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