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6 Étapes pour guérir vos blessures d’enfance grâce à la méthode de l’autoparentage



Chacun de nous possède, enfoui au fond de soi, des plaies issues de l’enfance que le temps n’est pas parvenu à cicatriser. Plus ou moins profondes, plus ou moins promptes à se rouvrir selon les personnes, elles se manifestent par des émotions désagréables, voire douloureuses, survenant dans des situations où objectivement celles-ci ne se justifient pas.

 

 

Colère injustifiée, angoisse d’abandon, sentiment d’extrême vulnérabilité, de rejet ou tristesse inexplicable, elles altèrent la qualité de vie et les rapports à autrui, lesquels comprennent peu ces brusques bouffées émotionnelles venues du fond de votre histoire.

N’y a-t-il rien à faire ? Faut-il se taper quinze ans de psychanalyse ? Faut-il endurer passivement les plaies ouvertes de votre enfance en se disant qu’un jour peut-être, ça passera tout seul ?

Non !

Utilisez plutôt la technique de l’autoparentage.

Matériel nécessaire :

  • Une pièce au calme où personne ne viendra vous déranger, de préférence correctement insonorisée
  • Des coussins
  • Entre dix minutes et un quart d’heure

Etape 1 : Retrouvez votre émotion désagréable récente

Attention, cette technique n’est utile que si cette émotion plonge ses racines dans les douleurs de votre enfance. On les reconnaît quand celle-ci ne se justifie pas en regard des faits, soit parce qu’elle est trop intense (exemple : une impression de rejet intense quand vos amis préfèrent aller manger chinois alors que vous aviez proposé italien), soit inadaptée (exemple : la colère quand on vous félicite ou la tristesse quand on vous offre un cadeau).

L’idée est en effet qu’une situation présente a réactivé des vieilles blessures jamais cicatrisées, ce qui a provoqué une émotion en rapport non pas avec la situation réelle mais avec celle qui a causé cette ou ces blessure(s) d’enfance. Ainsi un enfant ayant vécu de nombreuses situations d’abandon aura, une fois devenu adulte,une forte peur d’être abandonné à la moindre situation de séparation même triviale.

Lors ce cette première étape, replongez-vous dans la scène qui a engendré votre émotion désagréable pour retrouver cette dernière. Notez mentalement sur une échelle entre un et dix l’intensité de cette émotion.

 

Etape 2 :  Retrouvez votre émotion désagréable d’enfance

Les yeux fermés, restez au calme et laissez vagabonder vos idées en pensant à votre enfance. Ne cherchez surtout pas à vous souvenir d’une scène en lien avec l’émotion, ne réfléchissez pas, ne soyez pas actif. Laissez juste vagabonder vos idées. Il vous viendra naturellement à l’esprit un événement vécu enfant et associé avec cette même émotion.

Etape 3 : Revisitez affectivement votre souvenir avec votre position d’adulte

Ne restez pas dans votre position d’enfant. Revenez dans votre position d’adulte pour observer l’enfant que vous étiez. Que pensez-vous de cette situation qu’il vit ? Est-ce juste ? Qu’est-ce que cet enfant peut ressentir ?  Est-ce que cela vous touche ? Laissez alors venir l’émotion que vous ressentez pour cet enfant.

Il s’agit donc non plus de demeurer dans l’émotion du souvenir, mais d’éprouver de la compassion pour cet enfant que vous étiez.Cela expose au sentiment douloureux et beaucoup de personnes pleurent sur cet enfant vivant une situation malheureuse. Ne retenez pas vos larmes, laissez aller. Il est naturel de ressentir de la peine pour un enfant vulnérable et qui souffre et c’est une étape indispensable de la réussite de la méthode.

 

 

Etape 4 : Défendez l’enfant que vous avez été

Trouvez qui est coupable de la situation vécue par l’enfant. Qui ne l’a pas assez aimé ? Pas assez protégé ? Pas assez pris en considération ? Pas assez soutenu ?

Défendez l’enfant que vous étiez en accusant les coupables et exprimez votre colère. Si vous en ressentez le besoin, hurlez, criez, insultez, tapez sur les coussins. Allez-y ! (d’où l’intérêt d’être dans une pièce où vous êtes tranquille).

Il est très difficile au début d’exprimer sa colère, surtout si celle-ci concerne ses parents. Mais ce n’est pas taper sur des coussins qui renforcera votre sentiment d’agressivité vis-à-vis d’autrui. Tout ceci n’est qu’imagination, il ne s’agit pas du tout d’aller accuser réellement mais de laisser libre cours à un sentiment enfoui depuis longtemps.

Etape 5 : Protégez l’enfant que vous avez été

Promettez-vous de protégez désormais cet enfant que vous étiez, d’en prendre soin, de lui éviter qu’une telle situation se reproduise. Promettez-vous et promettez-lui de l’aimer et d’être là pour lui.

Prenez-le dans vos bras et bercez-le. Si vous le souhaitez, enlacez-vous et bercez-vous si cela vous permet de mieux ressentir les choses.

Effectuez cette étape les yeux fermés.

Etape 6 : Revenez au présent et réévaluez votre émotion initiale.

Rouvrez les yeux et observez comment vous vous ressentez. Restez quelques instant tranquille, puis essayez de retrouver la situation survenue dernièrement et qui avait donné lieu à votre émotion désagréable. Évaluez de nouveau l’intensité de cette émotion et comparez-là à celle que vous lui attribuiez initialement.

J’ai pour ma part entendu parler pour la première fois de l’autoparentage en formation d’hypnose, sous une forme un peu différente de celle que je vous ai livrée précédemment. Cette dernière est une adaptation rapide de la description qu’en fait Stephanie Hahusseau dans son très bon livre “Tristesse, peur, colère”, dont je vous conseille vivement la lecture.

Le public professionnel trouvera pour sa part des informations plus poussées dans l’ouvrage de Jeffrey Young relatif à la thérapie des schémas.

Son efficacité n’est à ma connaissance pas démontrée scientifiquement mais l’évaluation avant/après et les récits d’expérience des patients en font une technique importante à connaître pour son mieux-être. A noter qu’elle demande un peu d’entraînement pour donner la pleine mesure de ses effets.

Enfin, l’autoparentage est à bien distinguer du reparentage, méthode ayant conduit à de nombreux dérapages comme de traiter des adultes en carence affective tels des nourrissons.

 

Écrit par Hervé Petit, psychologue

Boukhris Najla

Psychologue et consultante en webmarketing.

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